Pensée pour Lise... (4 mai 2005 18:00)
À LA NAISSANCE, L'ENFANT PLEURE ET…… LES AUTRES SOURIENT
À LA MORT, CELUI QUI PART SOURIT ET….. LES AUTRES PLEURENT
Lise a quitté dignement et sereinement son enveloppe terrestre, comme le papillon qui sort de son cocon.
C'est une autre naissance, c'est le passage des ténèbres à la lumière, c'est un passeport pour la paix.
La mort, que je suis portée à nommer "une deuxième naissance", c'est le destin ou un nouvel "état d'être" auquel chaque être humain est convié
Mourir, ce n'est pas finir, c'est continuer autrement.
Je suis convaincue que l'Être de Lumière que Lise est devenue veille attentivement sur chacun de vous qui l’avez aimée, côtoyée et que l'amour échangé au moment de son décès ajoute de la lumière à son havre de paix.
Comment être convaincue de ce que j'énonce? C'est que cette croyance me rend la mort plus acceptable, plus confortable. Cette conviction m'est assurée par une autre certitude: l'Être Suprême, notre Source, ne pourrait être infiniment bon, infiniment juste comme on le prétend, s'Il ne nous prodiguait pas, à notre arrivée là-bas, le confort, l'amour inconditionnel promis, pour la vie éternelle.
Permettez-moi de partager, en cette occasion, un texte qui, en des circonstances de deuil, m’a donné l’espoir que l’autre, malgré son départ apparent, se trouve quand même tout près de moi.
Au fond d'un vieux marécage vivaient quelques larves qui ne pouvaient comprendre pourquoi aucune du groupe ne revenait après avoir rampé le long des tiges de lys jusqu'à la surface de l'eau.
Ces larves se promirent, les unes aux autres, que la prochaine qui serait appelée à monter le long des tiges de lys reviendrait dire aux autres ce qui lui était arrivé.
Bientôt, l'une d’elles se sentit poussée de façon irrésistible à gagner la surface; elle se reposa au sommet d'une feuille de lys et subit une magnifique transformation qui fit d'elle une libellule avec de fort jolies ailes. Elle essaya en vain de tenir sa promesse, c'est-à-dire de revenir dire autres ce qui lui était arrivé. Volant d'un bout à l'autre du marais, elle voyait bien ses amies, en bas.
Alors, elle comprit, que même si elles avaient pu la voir, ses amies n'auraient pas reconnu, comme une des leurs, une créature si radieuse.
Le fait que nous ne pouvons voir nos êtres chers et communiquer avec eux après la transformation que nous appelons "la mort" n'est pas une preuve qu'ils ont cessé d'exister.
Vous,
Georges, Marc-André, Luc, Hervé, Marie-Reine, Jocelyn et les familles Cyrenne, Turcotte, Morasse,
je vous prie de recevoir mes sincères condoléances.
Monique Vezeau |